Quel avenir pour les exports de déchets?

Quel avenir pour les exports de déchets?

La majorité des objets de consommation courante n’est pas produite dans l’UE mais importée. Les résidus de ces objets – devenus déchets – peuvent être recyclés en réintégrant les cycles industriels dont ils sont issus sous forme de la ressource de récupération. Pourtant, pointée du doigt par les ONG environnementalistes, l’EU s’interroge sur la nécessité interdire la sortie de déchets recyclables de ses frontières.

Faut-il céder à cette pression et briser ainsi la boucle de l’économie circulaire mondiale ?

Les importateurs des produits fabriqués à l’extérieur de l’UE ne supportent – malgré la mécanique des REP – qu’une partie des coût de la prise en charge des déchets que généreront ces produits. Le reliquat des coûts est partagé par les citoyens, les collectivités et l’industrie européenne du recyclage, tributaire de la volatilité des prix des matières recyclables.

Cloisonner le marché des déchets recyclables au niveau de l’UE entrainera des conséquences néfastes en chaîne dont l’impact est difficile à mesurer: hausse du prix de traitement, nécessité de subventionnement des filières de recyclage…

Oui, le commerce international des déchets n’est pas exempt de « mauvais joueurs » faisant la joie des médias à scandales. Toutefois, il ne faut pas généraliser car l’immense majorité des transferts transfrontaliers de déchets font partie des boucles circulaires vertueuses. Ainsi, il n’y a pas de raison d’interdire l’export de déchets valorisables si la personne qui l’organise justifie avoir vérifié les conditions dans lesquelles ces déchets sont recyclés à destination.

Mais les trains qui arrivent à l’heure sont malheureusement trop souvent oubliés…

Modification des règles d’origine non préférentielle

Modification des règles d’origine non préférentielle

La Commission européenne a présenté un projet de modification des règles de détermination de l’origine non préférentielle des marchandises.

 

Premièrement, seraient modifiées les règles de détermination de l’origine des végétaux (article 31 du règlement EU 2015/2446). Les végétaux doivent avoir été « élevés et récoltés » dans le pays dont ils revendiquent l’origine. Cette précision vise à répondre à la problématique des végétaux transportables avec la terre (CJUE, 4 septembre 2019, C-686/17, Zentrale zur Bekämpfung unlauteren Wettbewerbs Frankfurt am Main eV).

 

Deuxièmement, serait précisée la notion du pays dans lequel a lieu la dernière « modification substantielle » (articles 33§3 et 34 du règlement EU 2015/2446). S’il s’agit toujours du « pays dont est originaire la majeure partie des matières », la « majeure partie des pièces » s’apprécie non plus seulement par rapport à leur valeur, mais aussi par rapport à leur poids, la distinction étant faite en fonction du classement douanier du produit fini.

 

Serait également modifiée la notion des « pièces de rechange essentielles » dont l’origine dépend de celle des matériels qu’elles visent à réparer (article 35 du règlement EU 2015/2446).

 

Enfin, l’annexe 22-01 serait elle aussi révisée.

 

L’origine non préférentielle des marchandises détermine l’application des mesures de politique commerciale de l’Union européenne (droit antidumping, contingents et suspensions tarifaires). Elle a également une influence directe sur les règles de marquage de l’origine (« MADE IN »).

 

CESSATION D’ACTIVITE DES ICPE

CESSATION D’ACTIVITE DES ICPE

Le projet de décret précisant les nouvelles modalités de la cessation d’activité des ICPE instaurées par la loi « ASAP » de décembre 2020 est en cours de consultation.

 

A partir du 1er juin 2022, l’exploitant aurait l’obligation de faire attester l’accomplissement des différentes étapes de la cessation d’activité par des entreprises certifiées dans le domaine des sites et sols pollués. Ces entreprises valideront ainsi i) la mise en sécurité du site, ii) l’adéquation des mesures prévues dans le mémoire de réhabilitation et iii) la mise en œuvre des travaux de réhabilitation. Les services préfectoraux, destinataires des attestations, auront deux mois pour réagir, à défaut de quoi la validation donnée pas les entreprises privées vaudra achèvement de la cessation d’activité